madonna

Jusqu’où Photoshopper trop loin ?

Aujourd’hui, parlons Photoshop. Oui je sais, certains d’entre vous n’ont probablement pas envie d’entendre parler du logiciel sur lequel ils bossent toute la journée. EH BIEN TANT PIS.

Comment un logiciel à usage professionnel ou du moins à usage sélectif (rapport au fait qu’il soit payant) a pu se propager si rapidement dans les usages informatiques amateurs et dans le langage usuel ?

« Photoshop » la marque est devenu « photoshop » le verbe (qui a perdu sa majuscule en chemin) et en faisant un rapide tour sur notre bible à tous, Urban Dictionnary, on se rend vite compte de la popularité du terme et de son inscription dans le vocabulaire Américain, à coup de néologismes.

Ainsi un « photoshobvious » est une photo dont on remarque tout de suite qu’elle a été photoshoppée et une fille « photoshopgenic » n’est belle que si ses photos sont retouchées (celle là, on l’appelle aussi photoshop whore). Dans la même veine, un loltoshop est une photo humoristique créée sur Photoshop (un lolcat est donc un loltoshop, cqfd) et un failtoshop (ou photoshop fail) est une erreur de manipulation qui donne un rendu non réaliste.

Evidemment, le nombre de failtoshop de marques est incalculable (mais que fait la police des graphistes ?). Parfois même le failtoshop passe l’étape au dessus et devient polémique, notamment dans l’industrie de la mode et des cosmétiques. En Juillet dernier, cette publicité pour un fond de teint Lancôme avec Julia Roberts a d’ailleurs été interdite de diffusion en Angleterre parce qu’elle ne reflétait pas la réalité et donnait une fausse idée du bénéfice produit (en même temps, ils l’ont cherché).

Alors ça donne quoi quand les marques en profitent ? Vous les connaissez, ces petites facétieuses, dès qu’elles comprennent que les gens savent, elles font comme si elles savaient qu’ils savaient. Si le public n’est plus dupe, alors il faut sortir la carte « Je vous ai compris » et jouer la transparence, démonter ses mécanismes.

Souvenez-vous, ça a commencé avec ça, parce qu’évidemment le marché s’y prête. Plus tard il y a eu ça :

Et cette semaine, surprise dans une flaque de testostérone Brésilienne :

Le discours sur la vérité des images et la transparence des discours marche apparemment bien dans tous les secteurs, pas sûr qu’il fasse vendre autant de voitures que de poudre matifiante …

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